Liste Tous pour Bréhat conduite par Marie-Louise Rivoalen - Élections municipales des 15 et 22 février 2020

On nous dit que...

En dépit de ce que l’on voudrait nous faire croire, la communauté bréhatine a montré qu’elle était solidaire et capable de se mobiliser « tous ensemble », sans distinction.

L’organisation du festival des insulaires, la réaction quasi unanime de la population dans le dossier de la Grève de l’Eglise, la participation nombreuse à l’accueil d’une famille de réfugiés, en sont autant d’exemples.

 

Dans la fête, l’adversité ou les grandes causes, notre histoire montre que nous nous retrouvons tous ensemble.

Cherchons et développons ce qui nous rassemble et luttons contre ce qui nous divise.

Pour une communauté réaliste

En dépit de ce que l’on voudrait nous faire croire, rien n’est simple. L'insularité et la dimension touristique de Bréhat rendent la gestion de notre commune complexe. Des gens différents se côtoient. La structure de la population évolue. Les enjeux sociaux et économiques aussi.

Plus que jamais, et peut-être comme jamais, nous devons les affronter sans a priori et en tenant compte des réalités telles qu’elles sont. Cela veut dire :

Eviter les « Il n’y a qu’à »

Trois exemples :

On nous dit qu’une commune pas ou peu endettée n’est pas bien gérée.

La commune n'est pas endettée certes, mais cela ne nous a pas empêchés de réaliser des investissements lourds (déchetterie, caserne des pompiers, station d’épuration, tout à l’égout) sans déséquilibrer les comptes grâce aux démarches permanentes menées pour obtenir des subventions publiques. Nous pratiquons un endettement raisonnable qui permet de financer des investissementspérennes.

Enfin rappelons que le niveau d’endettement raisonné d’une commune est la garantie de son indépendance. La capacité d’endettement est aussi un moyen de continuer à investir malgré la baisse des subventions.

Alors oui, nous sommes raisonnables.

On nous dit qu’il faut réaliser des études de faisabilité pour l’implantation d’un port de commerce et d’un site adapté pour l’évacuation des déchets. Mais ces études ont déjà été réalisées, soumises à des avis d’experts, avec le concours du personnel communal notamment en ce qui concerne le traitement des ordures ménagères.

Et maintenant que les travaux commencent, sur la base des préconisations de spécialistes, on nous dit qu’il faut recommencer ?

On nous dit qu’il faut baisser le prix de l’eau. On nous dit même qu'il faut sortir la distribution de l’eau et de l’assainissement de la délégation de service public (DSP). Si la commune exploite elle-même, cela implique : embauche de personnel qualifié, mise en place d'une structure administrative… Cela reviendrait à augmenter considérablement les prix de revient.

Sachant qu’on ne peut pas emprunter pour financer les frais de fonctionnement, comment finance-t-on un tel projet sans augmenter les impôts ?

Pour une communauté protégée

On nous dit qu’il faut assurer la sécurité et l’ordre public, mais on remet en question l’existence des barrières autour du Bourg pendant les périodes d’affluence.

On nous dit qu’il faut revoir la réglementation publique pour la rendre incontestable et assurer l’absence de véhicule individuel sur l’île alors que les promoteurs de cette proposition ne respectent pas eux même ce qu’ils prônent.

Conclusion

Les équilibres sociaux, écologiques, économiques et financiers de Bréhat sont fragiles.

Ils s’inscrivent dans la durée. On ne fait pas évoluer une société à grand coup d’initiatives plus ou moins maîtrisées. Les impatiences sont compréhensibles, il faut les prendre en compte et s’efforcer de les traiter le mieux et le plus vite possible en tenant compte des réalités.

C’est là toute notre ambition.

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