Liste Tous pour Bréhat conduite par Marie-Louise Rivoalen - Élections municipales des 15 et 22 février 2020

Après la campagne, un nécessaire rassemblement et des décisions à prendre

Tout début juillet, les onze conseillers municipaux nouvellement élus de Bréhat se réuniront pour élire le maire de la commune.

Curieusement, dès le lendemain du premier tour, un nouvel élu qui n’était pas la tête de liste a déjà été désigné « futur maire » par ses colistiers. Les électeurs peuvent se demander pour qui ils ont réellement voté.

Après la séquence électorale inédite par sa longueur avec un deuxième tour séparé du premier de plus de trois mois en raison de la crise sanitaire, le nouveau maire devra rapidement donner des signes de rassemblement et prendre ses premières décisions.

 

Le rassemblement d’abord. Une campagne électorale est toujours un moment caractérisé par des oppositions, des prises de position et des paroles qui peuvent diviser. La campagne qui s’achève à Bréhat ne fait pas exception. Dans une démocratie représentative, le vote des citoyens est là pour trancher et donner des pouvoirs à une majorité.

Dès cet instant, le maire devient maire de tous les citoyens et non plus de ses seuls électeurs. En raison du faible nombre de voix qui a donné la majorité aux représentants d’une liste au premier tour (trois candidats ont été élus avec une avance de 7, 5 et 3 voix respectivement), le nouveau maire devra montrer qu’il a bien compris cette exigence.

S’il n’y a pas d’élus de l’opposition au conseil, le risque est grand que la majorité ne sente pas le besoin de donner des signes de rassemblement et continue à entretenir la division créée pendant la campagne. Cela ferait des perdants à coup sûr : l’Ile de Bréhat et les Bréhatins. Ne prenons pas ce risque.

Les décisions ensuite. La nouvelle équipe sera attendue sur ses actes une fois aux affaires. Pourra-t-elle tenir les promesses proférées pendant la campagne ? Après les critiques, aura-t-elle comme priorité, par exemple, de défendre les entreprises bréhatines qui viennent de traverser une période économique noire, dont certaines ont perdu leur chiffre d’affaires et les emplois qui vont avec ? Continuera-t-elle le débat stérile sur le port de la Corderie et le traitement des déchets où des emplois sont en jeu ou celui tout aussi inutile sur les barrières de sécurité du Bourg en haute saison touristique ? S’ils étaient élus, les trois candidats de l’opposition seront aussi là pour rappeler certaines priorités.

Comme pour les entreprises, le budget de la commune sera sous tension en 2020 et 2021 en raison de la crise sanitaire et économique qui suit : des dotations de l’état en baisse, des taxes et cotisations en baisse... Gouverner c’est prévoir, selon l’adage bien connu ; il s’appliquera au nouveau maire et à son équipe comme il s’appliquait à l’ancien qui laisse une situation financière saine et la commune en capacité de faire face au traumatisme qu’elle est en train de vivre. Pour Bréhat, l’importance d’avoir une opposition sera aussi d’être là pour rappeler cet adage, le cas échéant.

Aymeric Lamy, Jean-Luc Le Pache et Dominique Thormann de la liste d’opposition prennent ces engagements devant les électeurs de Bréhat pour le deuxième tour de l’élection municipale le 28 juin prochain.